• Ne pas désherber dans les fossés pour protéger notre santé


Avec l’arrivée des beaux jours, l’envie est forte de sortir et de se mettre au jardinage. Et parfois, l’entretien de son bout de terrain semble fastidieux et le recours à des désherbants paraît bien plus simple et sécurisant. Et l’on revoit au printemps certains fossés devenir orange…

Pourtant, l’emploi de désherbants chimiques et de pesticides de manière générale n’est pas sans risque. Pour l’utilisateur en premier lieu. Il s’agit en effet de produits dangereux qui, même s’ils détiennent une homologation (sur la matière active d’ailleurs mais pas sur le produit complet qui contient aussi des additifs nocifs non évalués), présentent une toxicité qui s’exprime en priorité sur leurs cibles telles que des plantes mais aussi de manière non négligeable sur les autres espèces vivantes. Tout applicateur doit pour cela se munir d’une tenue appropriée pour s’en protéger : gants, bottes, lunettes…

Et les proches peuvent être touchés, que ce soit par les produits du potager traité ou les petits enfants qui jouent dans la cour désherbée. Même si les intoxications aiguës sont rares, le risque sanitaire se trouve aussi dans l’exposition répétée à petite dose et ce tout au long de la vie. A noter que le glyphosate, molécule active du Round-up, est désormais classé cancérogène.

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Le désherbage chimique des fossés
Une pratique qui persiste encore malgré les pollutions et des arrêtés d’interdiction

La pollution de l’eau par les pesticides est l’une des plus importante de France. Sur le bassin de l’Isac, tous les points de suivi présentent une dégradation par les pesticides, y compris non agricole. Et l’eau qui coule dans ces rivières et qui provient des nombreux fossés de nos campagnes va ensuite être utilisée comme ressource d’alimentation de l’eau de nos robinets. Des traitements existent et permettent de maîtriser cette pollution, mais cela a un coût.

Des arrêtés ont donc été pris en Loire-Atlantique et Bretagne pour interdire l’utilisation de pesticides à moins d’1 mètre des fossés, 5 mètres des cours d’eau et directement sur les avaloirs. Et des techniques alternatives d’entretien sans produits chimiques existent. Elles sont progressivement mises en place par les communes, telle qu’une meilleure valorisation de l’herbe par des méthode mécanique comme la tonte ou le rotofil. Et l’herbe dans les fossés limite aussi le transfert des polluants et diminue à grande échelle l’ampleur des inondations en aval…



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